Néophobie et sélectivité alimentaires : comment simplifier les repas?

Marie-Claude Beaudet

Acceptera-t-il de goûter? Aimera-t-elle ce nouveau plat? Finira-t-il par manger quelque chose? Les repas sont souvent source de stress. Pas de soucis, nous sommes là pour vous guider grâce à une approche bienveillante et positive pour les repas en famille!

- Marie-Claude -

Avant de vous présenter cette recette gagnante, il est important de distinguer différents types de comportements que les enfants peuvent avoir à table. Ainsi, vous pourrez mieux comprendre votre enfant et intervenir de façon plus efficace pour simplifier les moments à table.

Quelques comportements typiques que les enfants peuvent avoir à table

Chaque enfant est unique, mais il est normal d’observer certains de ces comportements à table chez un enfant en développement:

  • Sauter un repas
  • Jouer avec la nourriture
  • Regarder longtemps les aliments ou les toucher avec ses doigts, mais ne pas les manger
  • Refuser plusieurs fois les aliments nouveaux
  • Aimer l’aliment lorsque cuisiné dans une recette (ex. tomates dans la sauce à spaghetti), mais ne pas l’apprécier lorsqu’il est offert seul (ex. tomates en tranches dans un sandwich)

Distinguer la néophobie de la sélectivité alimentaire

Tout d’abord, définissons la néophobie alimentaire. Il s’agit de la peur de manger des aliments nouveaux ou peu familiers. On l’observe chez environ 75 % des enfants de 2 à 10 ans. Les enfants concernés refusent un aliment avant même de l’avoir goûté, font le tri des aliments de leur assiette, recrachent certains d’entre eux et peuvent même les vomir. Un enfant néophobe ressent du stress à l’heure des repas, et la situation est parfois difficile à constater pour les parents. L’anxiété de l’enfant se manifeste souvent par des pleurs, des cris, une irritabilité ou un découragement, une agitation et même un comportement d’opposition.

Quant à la sélectivité alimentaire, il n’existe pas de définition universelle. Elle se manifeste principalement par une réticence sévère envers certains aliments familiers ou non familiers. Cette réticence peut être due au type d’aliments (ex. les légumes), à leur texture, à leur apparence ou même à leur température. Les enfants sélectifs consomment une très petite variété d’aliments (ex. un enfant pourrait rejeter les légumes et l’aliment protéiné du repas). On dit souvent de ces enfants qu’ils ont un plus petit appétit et qu’ils prennent plus de temps pour manger.
En résumé, un enfant néophobe craint de goûter un aliment peu familier, tandis qu’un enfant sélectif rejette une quantité considérable d’aliments, qu’ils soient familiers ou non.

Que faire en tant que parent?

Voici quelques exemples de bonnes pratiques à adopter lorsque son enfant présente de la néophobie ou de la sélectivité alimentaire.

  1. Accroître les expositions aux aliments afin d’augmenter leur familiarité. Cela peut se faire par :
    • Des livres
    • Des jeux
    • Des visites à l’épicerie
    • Des expositions aux aliments à table Favoriser les activités liées à la cuisine, à l’achat d’aliments ou à l’exposition à des aliments non transformés (ex. dégustations, exploration avec les 5 sens) pour favoriser l’acceptation
  2. Offrir au moins un aliment connu à chaque repas pour accompagner de nouveaux aliments
  3. Créer une ambiance positive pendant les repas
    • Ne pas négocier avec l’enfant
    • Éviter les conflits
    • Éviter toute forme de pression (récompenser, menacer, punir)
    • Favoriser les conversations positives
  4. Agir comme modèle. Adopter les comportements et les paroles que vous souhaitez que votre enfant adopte (ex. rester assis à table pendant tout le repas, remercier la personne qui a préparé le repas ou lui mentionner que c’est à votre goût; si ce n’est pas à votre goût, l’exprimer poliment en expliquant ce qui vous plaît moins)
  5. Ne pas cacher d’aliments dans les repas
  6. Partager les responsabilités. Découvrez notre outil pour vous aider à y parvenir.
  7. Accepter que l’enfant refuse
    • De manger
    • De goûter certains aliments
    • De discuter
  8. Faire confiance à votre enfant. Laisser l’enfant être à l’écoute de sa faim et de son rassasiement 
  9. Poser des questions pour comprendre comment votre enfant se sent, tout en le respectant
    • Se rappeler que l’appétit peut varier en fonction des émotions (stress, anxiété, peine)
    • Respecter que l’enfant ne veuille pas discuter de ses sentiments pour le moment
  10. Ne pas catégoriser l’enfant comme étant « difficile » ou « capricieux »

Voilà donc les ingrédients d’une recette gagnante pour les repas à table!

Néophobie et sélectivité alimentaires : comment simplifier les repas?

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