Les répercussions de la négociation
« Termine tes carottes si tu veux aller jouer! »
« Termine ton assiette si tu veux avoir du dessert. »
« Tu as cinq ans, mange encore cinq bouchées! »
Voilà des exemples d’interventions qui pourraient amener l’enfant à manger au-delà de ses besoins. Même en n’ayant plus faim, l’enfant se forcera à manger encore pour obtenir ce qui lui est promis. L’enfant n’écoutera pas les signaux de faim et de rassasiement que lui envoie son corps. Ce sera plutôt l’adulte qui déterminera à sa place la quantité à manger. Avec le temps, cela pourrait nuire à la relation qu’entretient l’enfant avec la nourriture. Par exemple, si l’on force l’enfant à terminer ses carottes, ce légume pourrait devenir repoussant. Et si on lui promet un dessert une fois son assiette terminée, le dessert en général pourrait ensuite avoir une valeur plus importante à ses yeux.
Pourtant, saviez-vous que l’enfant naît avec la capacité d’écouter ses signaux de faim et de rassasiement? Ce sont ces signaux qui lui permettent de manger la quantité nécessaire pour que son corps fonctionne au meilleur de ses capacités.
Ainsi, il pourrait être bénéfique de laisser l’enfant décider quoi manger parmi les aliments offerts et dans quelle quantité. C’est ce qu’on appelle le partage des responsabilités. Évidemment, ce réflexe pourrait ne pas être naturel au début. Pour découvrir comment adopter le partage des responsabilités à table, consultez notre outil Le secret pour manger en toute complicité? Partager les responsabilités!.
Votre enfant mange beaucoup de pain lors d’un repas au restaurant ou plus d’une portion de dessert à Noël? Ne vous en faites pas trop! Déroger de la routine de temps à autre est tout à fait normal! Une saine alimentation fait place à ces petits moments occasionnels.